Le LBO permet de jouer sur 1 à 3 effets de levier :
- L'effet de levier financier : les cash flows libres de la cible remboursent par remontée de dividendes vers la société holding le capital et les intérêts des dettes bancaires. Au débouclage, les investisseurs récupèrent la valeur totale de la société diminuée des dettes bancaires résiduelles. En supposant que l’entreprise ait une valeur constante sur la période égale à 100, si l’acquisition avait été financée par 30 de fonds propres et 70 de dettes, et qu’à l’issue de la période la totalité des dettes ait été remboursée, alors in fine, les actionnaires récupèreraient 100 sur une mise de 30, soit un effet de levier de 3,33.
- L'effet de levier fiscal : sur un plan fiscal, le LBO permet une économie d’impôt équivalent au taux de l’IS multiplié par le montant des intérêts payés sur les dettes d’acquisition, dès l’instant où le holding de reprise détient au moins 95% de la société rachetée (effet de l’intégration fiscale).
- L'effet de levier social : sur le plan social, le LBO est souvent l’occasion pour les managers d’accéder à des postes de « patrons » d’entreprises et de pouvoir exprimer leurs capacités managériales.